Adieu Monsieur Haffmann

Adieu Monsieur Haffmann
20/12/2018

Beit Hachayal – Tel Aviv 11 Mars 2019 - 20:30

Billets

Carré Or : 290 nis
Catégorie 1: 240 nis
Catégorie 2: 190 nis
Catégorie 3: 150 nis

Spécial Jérusalem: Billet catégorie 2 + transport A/R de Jérusalem: 199 nis

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L'Histoire

Paris 1942: La toute récente rafle du Vel d’Hiv vient confirmer ce que l’on craignait. Les mesures anti-juives ne font que commencer et le port de l’étoile jaune devient obligatoire. Monsieur Haffmann, modeste bijoutier dont la famille a déjà rejoint la zone libre, décide de confier la gestion de sa boutique à son employé Pierre Vigneau.

Il craint en effet de ne plus pouvoir assurer correctement son négoce et préfère passer la main à une personne non juive dont il connaît l’honnêteté et le talent. En échange, il lui demande de le cacher dans sa cave, en attendant des jours meilleurs.

Après une rapide négociation avec son épouse Isabelle, Pierre accepte le marché de Monsieur Haffmann mais lui en propose un autre : étant lui-même stérile, il ne peut donner à sa femme ce que celle-ci espère tant et demande donc au bijoutier, déjà père de quatre enfants, d’accomplir le travail à sa place…..

La Pièce: Une page de notre Histoire.

Couronnée par 4 des plus prestigieux Molières en 2018 (Meilleur Auteur, Meilleur Spectacle de l’année, Meilleur second rôle et Révélation féminine) cette pièce joue à guichets fermés à Paris jusqu’à l’été prochain.

Sujet scabreux ? Ce serait sans compter avec l’habileté de Jean-Philippe Daguerre. Mélangeant habilement la fiction et la réalité (Otto Abbetz a réellement été ambassadeur d’Allemagne à Paris et fut effectivement rappelé à Berlin fin 1942) l’auteur brosse un portrait sans complaisance de ces heures noires de l’histoire de France.

Pendant les quatre-vingt-dix minutes où nos trois personnages, bientôt rejoints par deux autres, occupent la scène, de nombreux thèmes forts sont abordés. Thèmes de cette époque-là bien sûr, les mesures confiscatoires prises envers la population juive, le marché noir et les privations. Mais aussi des thèmes bien d’actualité, la paternité par autrui par exemple.

Et des thèmes de toujours, comment un homme cultivé, pacifiste et réconciliateur peut si facilement absoudre les atrocités nazies, ou comment un autre s’accommode aussi facilement d’une vie facile faite de compromissions.

Mais tous ces thèmes, si dramatiques soient-ils, sont traités avec beaucoup de légèreté, de finesse et d’humour, sans jamais toutefois sombrer dans le désinvolte ou la facilité. Et on rit beaucoup, du début jusqu’à la fin, des tribulations parfois cocasses de ces cinq personnages.

 




L'Auteur et le Metteur en Scene: Jean Philippe Daguerre


Je ne sais pas vraiment d’où m’est venu l’idée de cette pièce:

Sans doute de mes premiers souvenirs d’enfance avec “Bon Papa Alban” qui me promenait pendant des heures dans le cimetière de Montauban. On s’arrêtait devant chaque tombe, il me racontait la vie des morts… et j’adorais ça.

Sans doute de ce « voyage scolaire » à Auschwitz qui m’a éloigné de l’enfance tout en me rapprochant de l’horreur dont sont capables les Hommes.

Sans doute de tous ces amis touchés par la stérilité et qui cherchent par tous les moyens à avoir un bébé.
Sans doute pour chercher à écrire une pièce qui parle d’amour, de courage et de peur… et qui puisse (m’) aider à mieux comprendre le désordre des Hommes.