Miroirs

Elles s’aiment
07/12/2016

Cameri Theatre – Tel Aviv 08 Mai 2018 - 20:00

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Bernard tient une galerie d’art réputée.

Il est sur le point de vendre un diptyque qui porte le nom de « Miroirs » deux tableaux jumeaux, en tous points similaires, dernière œuvre réalisée par l’artiste peintre connu et coté : Loïc Tabin juste avant sa disparition. Ces deux toiles vendues séparément, ont trouvé deux acquéreurs pour un prix identique de 180.000 euros chacune, une belle opération pour Bernard qui a bien besoin de renflouer ses finances malmenées par un divorce couteux.

Le jour de la réalisation des ventes, Marco, son ami d’enfance vient s’acquitter d’un petit prêt que lui avait fait Bernard et en profite pour l’aider à emballer les tableaux avant la livraison … sauf qu’à la suite d’un geste malheureux, Marco perfore l’un des deux tableaux et le rend invendable !

Cet incident, qui plonge Bernard dans le désarroi dans un premier temps, a une conséquence inattendue: la valeur du tableau restant s’envole grâce à une idée astucieuse du responsable de la catastrophe. Pour l’auteur de l’acte coupable, et par son action accidentelle, l’œuvre est devenue unique et de surcroit, elle lui confère le statut de « toute dernière réalisation de l’artiste » !

Sur la base de ce raisonnement, Marco, espiègle et jamais en manque d’idées, suggère à son ami de mettre ce dernier tableau aux enchères ; bien lui en prend car il est adjugé à 980.000 d’euros !

Au terme de la vente, Bernard en vient tout de même à réclamer à Marco de s’acquitter du préjudice, certes involontaire, causé par la perforation du tableau !

 

Entre croyances et certitudes…

justice et réparations, vérités ou mensonges par omission, les deux hommes règlent leurs comptes. Les amertumes sont exhumées, les vérités éclatent : Elles sont cinglantes !

Les apparences peuvent être trompeuses. Notre propre reflet et la perception que nous en avons, est-il vraiment l’image de ce que nous renvoyons aux autres ? Jusqu’où sommes-nous responsables ou coupables de nos actes, entre le choix de l’obéissance à tout prix ou de la désobéissance aux lois établies.

Les deux amis, non sans humour et perspicacité, nous montreront à travers leur parcours de vie, à l’instar de ce tableau percé, qu’après l’accident ou l’imprévisible : l’intuition et l’inspiration prennent toujours le pas sur la résignation et le fatalisme car dans leur philosophie de vie, tout ce qui nous arrive est « sur mesure » et qu’au final, tout s’équilibre ou se répare mesure pour mesure… comme une image dans le miroir ?

Sur la base d’un cas de Guemara, Miroirs n’est pas seulement une comédie hilarante et émouvante, elle pose la question de la réparation d’un préjudice quand celui a procuré un bénéfice, le tout, dans une satire décapante du monde de l’art contemporain !

La pièce a déjà prévu de se jouer en France, mais c’est bel et bien le public francophone Israélien qui en aura la primeur